À Tokyo, les humains cohabitent avec bien d'autres espèces, souvent discrètes, mais que l'on peut croiser aux hasards des chemins. Aux côtés des rats et des chats, j'ai très souvent eu la chance de voir le tanuki, célèbre yôkai japonais et habitant des rues de Tokyo.

Le tanuki est sans doute l’un des rares yôkai, créature mystique japonaise, que l’on peut croiser dans la vraie vie !

Le tanuki est un canidé aux allures de raton laveur 

En français, le tanuki est un chien viverrin, animal semblable à un raton-laveur, voire au blaireau. Et dans la mythologie japonaise, il a inspiré le bake tanuki (plus communément appelé tanuki), esprit de la forêt auxquels les japonais prêtent de nombreux pouvoirs.

Parfois le jour, très souvent à la nuit tombée, le véritable tanuki sort de sa cachette, peureux, un peu disgracieux, mais toujours très curieux, pour peu que vous ayez un peu de nourriture à lui offrir. D’expérience, il mange de tout, mais alors vraiment de tout : pain, cacahuètes, poisson séché, nourriture pour chat, peau de fruit …

Un animal mythique… 

Le tanuki est maître des déguisements et peut changer de forme à volonté. Il utilise son ventre rebondi comme un tambour et est généreusement doté en matière de testicules, source d’inspiration pour les dessins et les légendes humoristiques à propos de leurs multiples usages.

Une des origines possibles de cette affaire de taille, vient de son utilisation en tant que support pour battre les feuilles d’or. La peau ainsi étendue a inspirée des illustrateurs, donnant naissance à la tradition. Ma version préférée de cet animal mythique est sans conteste celle de la talentueuse Sandrine Thommen.

… Et un symbole de chance 

Depuis le Moyen Age, il est considéré comme un symbole de bonne fortune, ses rondeurs étant signe de prospérité et de réussite. À Shimo-ochiai, il est commun de croiser des figures de tanuki le ventre rebondi, portant un chapeau de paille et une gourde de saké, faite en pierre ou en céramique à l’entrée des maisons. Il porte ainsi bonheur à ses propriétaires.

Le yôkai est très aimé des japonais et les studio Ghibli lui ont fait honneur avec le film Pompoko d’Isao Takahata. Ce film d’animation évoque le combat entre la nature et l’urbanisation incessante de Tokyo, détruisant le milieu naturel des tanukis. 

Un tanuki, deux tanukis … Un tanuki n’est jamais seul !

La première fois que j’ai croisé la route d’un chien viverrin, j’étais très surprise de le voir au coeur de l’agglomération de Tokyo. Ce Japon mystérieux, traditionnel, étouffé par la vie moderne et la destruction de l’habitat du pays, ressort à des moments inattendus !

Et puis, petit à petit, j’ai pris l’habitude d’en apercevoir sur mon chemin. Car un tanuki n’est jamais seul, il suffit d’un peu de patience pour voir surgir ses compagnons. En décembre, alors que la nourriture se faisait rare, c’est une famille de 7 chiens viverrins qui ont fuit la route lors de mon passage !

RELATED POSTS

4 Commentaires

  1. Répondre

    liochandayo

    29 mars 2014

    Quelle chance de croiser des esprits de la forêt dans la vraie vie ^_^

Partagez vos impressions, idées et expériences avec moi :)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.