L'un de nos loisirs, avec mon copain japonais, est de nous promener dans les quartiers de Tokyo en faisant le tour des bonnes enseignes de douceurs japonaises, bons cafés et bons restaurants. Cette fois-ci, nous nous sommes rendus à Ueno pour le sanctuaire Yushima Tenjin et des délicieux wagashi (confiseries traditionnelles).

Appréciant la découverte de nouvelles saveurs, surtout lorsqu’elles sont sucrées, c’est à Ueno,  un vieux quartier de Tokyo riche en sites culturels que nous nous sommes rendus cette fois.

Ueno est un incontournable de Tokyo

Tout comme Akihabara, Ueno est un must-see pour les voyageurs à Tokyo. Il faut dire qu’il y a de quoi faire avec le Musée national de Tokyo, le Musée National des arts occidentaux, le Musée national de la nature et des sciences, salle de concert, le Zoo, la célèbre rue marchande Ame Yokocho et enfin le grand parc de Ueno ainsi que les temples boudhistes (Bentendo, Kan’ei-ji, Tôshôgû).

Historiquement, Ueno fait partie de la shitamchi, la vieille ville ou ville basse, où résidait principalement la classe ouvrière japonaise. Aujourd’hui, c’est au contraire un quartier plutôt branché, avec des loyers qui augmentent. Le parc fait sans doute encore figure d’exception avec dans le paysage, une bonne partie des SDF de Tokyo, qui s’y montent des maisons de fortune avec des cartons.

Une journée n’est pas de trop !

Nous n’avions pas en tête de faire le tour des lieux culturels – impossible en une journée !, mais nous avons suivi un circuit d’un guide japonais consacré aux confiseries et wagashi. Nous avons délaissé les grandes rues très passantes et encombrées pour le charme des petites ruelles, quitte à faire des détours. Petits restaurants cachés, bars underground, love-hotels… Une fois la nuit tombée, Ueno est quelque peu exotique.

Les meilleurs dorayaki de Tokyo : Usagiya

Nous avons mis les pieds dans la célèbre boutique  Usagiya. Elle est tellement connue qu’elle ne désempli pas et que la queue va jusque sur le trottoir. Tout le monde s’y presse et c’est un peu le désordre au niveau des commandes. Du jamais vu chez les japonais qui attachent tant d’importance à l’ordre ! Mais il faut croire que les dorayaki de Usagiya valent le coup d’envoyer les règles aux orties. Les commandes sont passées dans une effervescence épuisante. Pourtant, malgré le nombre de clients, notre petit paquet nous a été très vite tendu par dessus le comptoir. Nous avons choisis la spécialité de la boutique, des manjû en forme de lapin, ainsi que des dorayaki.

Le Curry Indien

Nous avons opté pour déjeuner dans un restaurant indien recommandé par le guide (bien que cela soit une chaine !). Le Nawab s’est révélé être un excellent choix et nous avons dégusté des currys très variés (au poulet, au poulet beurre, aux légumes) dans une bonne ambiance.

Beaucoup de très bons restaurants de Tokyo s’avèrent être en réalité de petites chaines. Cependant, elles se limitent à quelques quartiers de la capitale. La compétition avec les grandes enseignes de family restaurant (Denny’s, Jonathan’s), les chaines de curry (Coco curry, Yotsuya) ou les chaines chinoises, est très rude pour les restaurants indépendants. Il n’est donc pas rare qu’une formule qui marche, comme Nawab ou, la  meilleure enseigne de curry Yamituki Curry, développent plusieurs petites boutiques.

Yushima Tenji, le sanctuaire des étudiants

Mon copain japonais voulait prier pour l’acception de son dossier à MGU (Université de Moscou). Nous sommes donc allés faire un tour au sanctuaire Yushima Tenji pour demander aux divinités leur bienveillance et un coup de pouce pour sa réussite universitaire. Après avoir écrit son souhait sur une carte ema, il pria deux fois. Oui, car la première fois aurait été parfaite s’il n’eut oublié de formuler son souhait à la divinité du sanctuaire ! C’est embarrassé qu’il relança non pas une pièce de 100 yen mais toute sa monnaie pour prier de nouveau et se faire entendre de la divinité déjà bien occupée.

Ueno regorge de salon de thé

Nous avons fini notre balade dans un salon de thé et boutique de douceurs japonaises, Tsuruse. Très gourmands, nous avons pris à emporter quatre spécialités en plus de notre gouter sur place. Une véritable explosion de saveurs sucrées et suaves avec une pointe de salé ou d’acide selon les formules.

Ueno

Les petites boules noires (kintoki anko dama), les petites boules blanches (joudara manju), les sakura mochi (les roulées roses), dans les feuilles vertes (namafu) : que de bonnes choses que nous avons savouré avec du thé vert bien amer.

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