Visiter Kyoto: Fushimi Inari

Ma plus belle découverte et l’une des balades les plus agréables à faire à Kyoto, est sans conteste le sanctuaire shinto Fushimi Inari Taisha. Établi au VIIIème siècle, ce lieu est dévolu à la divinité des affaires et des marchands. S’il est célèbre, c’est grâce à ses milliers de torii, portails traditionnels japonais de couleur vermillon, formant un chemin à travers la forêt, sur le mont du temple. Une balade hors du temps.

Une visite à bout de souffle 

Nous sommes arrivés en cours de matinée et c’est dans la foule que nous avons découvert le sanctuaire vermillon, sous le soleil éclatant de Kyoto. Zigzaguant à travers les groupes de touristes obéissant plus ou moins à la règle du « no picture », nous avons découvert les abords de la montagne – ou du Mont, selon les opinions de chacun.

Lorsque nous avons commencé notre chemin sous les portails, ce fut presque en fil indienne, parfois obligé de s’arrêter le temps d’un selfie ou d’une photo de groupe. Cela n’ôtait en rien le merveilleux des lieux, et cette étrange impression de fouler un sol sacré depuis des siècles.

Force est de constater que le chemin allait être plus ardu que prévu avec des montées raides, et des escaliers en pierre à vous couper les jambes. Visiblement, cela  a du en décourager plus d’un, puisque nous nous sommes retrouvés rapidement assez tranquilles, à découvrir la forêt, ses statues de renards, et ses panneaux d’information relatifs aux singes. Hein ? Aux singes ?

Point de singes malheureusement, ceux-ci pointant le bout de leur museau plutôt durant l’hiver, mais le calme apaisant de la nature suffisait déjà bien assez.

Le long de la route, des petites maisons traditionnelles, en bois, offraient boissons rafraichissantes, souvenirs, glaces voir repas, sous le regard bienveillants des anciens tenant ainsi leurs affaires. Je me suis demandée s’ils avaient toujours vécu là, et s’ils restaient là la nuit tombée. Et accessoirement, comment faisaient-ils pour se réapprovisionner …

Les torii se succèdent, et nous commençons à grimper plus sérieusement. Le temps n’est plus à la rigolade. Il fait lourd, l’air vibre. Heureusement, nous sommes à l’abris du soleil sous l’ombrage des arbres. Quelques mètres. Le sommet. Il nous aura fallu une heure et demi pour venir admirer les buttes sacrées, le sanctuaire, et prier pour notre bonne fortune.

La descente s’avère beaucoup plus sympathique, malgré les mollets qui tirent. On se rafraichit à l’aide de nos bouteilles d’eau. Soudain, nous voilà dans un quartier environnant le temple. Nous n’avons pas pris le même chemin qu’à l’allée, mais déjà les étales des boutiques sont en vue.

Il ne reste plus qu’à déguster des inarizushi, spécialité du coin, une boulette de riz enveloppée de peau de tofu, et l’un de mes délices japonais préféré.

Un peu d’histoire

Le sanctuaire est dédié au kami Inari, originellement dieu du riz, devenu un symbole de richesse, le patron des commerçants et des hommes d’affaires. Du pied de la montagne portant ce même nom, jusqu’à son sommet, serpentant un chemin de plus de 4 kilomètres, le long duquel se succèdent plusieurs milliers de ses portails. On les estime à plus de 30 000, dons offerts au sanctuaire par ses fidèles, des particuliers, des familles ou encore des entreprises souhaitant s’attirer la faveur du dieu.

Si le sanctuaire s’est développé à travers les siècles grâces aux donateurs c’est aussi grâce au soutien de l’empereur (XIème siècle) puis du gouvernement (XIXème siècle). Le site regorge par ailleurs de statues de renard, animal considéré comme messager du dieu.

Anecdotes

  • Au Japon, il est coutume d’aller prier au temple la nuit du premier de l’an et durant les jours qui suivent.  Il fut reporté à Fushimi Inari  plus de 2, 69 millions de visiteurs sur 3 jours en 2006.
  • Au sommet du Mont, plus de 10 000 monticules de culte privé ont été établis.

Accès

  • JR Nara Line (Inari station)
  • Keihan Electric Railway Main Line (Fushimi Inari station)

 

Ouvert en permanence.

1) avoir de bonnes chaussures

2) vérifier la météo avant de s’y rendre: si le parcours ne fait que 4 kilomètres, il est en revanche assez sportif avec des volées d’escaliers qui se font sentir. Si par mauvais temps la promenade risque de tourner au vinaigre, lorsqu’il fait beau et très chaud, se réfugier sous le couvert de la forêt offre une fraicheur agréable.

Le temple est entouré de boutiques de souvenirs, de douceurs sucrées japonaises ainsi que de charmants petits restaurants. Si les prix sont un peu élevés, ils restent très bas par rapport à Tokyo. 

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8 Commentaires

  1. Répondre

    fafa

    11 juin 2014

    Tes photos sont superbes, ça à l’air bien sport comme visite mais cela doit vraiment valoir le coup!

    • Amélie-Marie

      12 juin 2014

      Merci beaucoup ! Oui, définitivement. Les personnes avec moi ont vraiment apprécié et ce fut leur moment préféré du voyage !

  2. Répondre

    Delphine

    10 juin 2014

    J’adore Fushimi Inari, c’est LE lieu que je préfère au Japon ! Que ce soit par la beauté des tori, de la forêt, des sanctuaires cachés et le challenge d’arriver tout en haut, tout cela rend le lieu magique 🙂 Par contre je conseille de le visiter en automne ou hiver quand il y a peu de touristes 😉 J’ai un article sur ce lieu qui dort dans mes brouillons dont il va falloir que je m’en occupe^^’

    • Amélie-Marie

      12 juin 2014

      Merci beaucoup de ton retour. Heureusement, ce n’était pas si encombré que cela (juste au tout début) mais je prend note pour le mois d’automne qui doit être magnifique en effet, avec le changement des feuilles :).

  3. Répondre

    Châtaigne

    9 juin 2014

    Punaise, nous il pleuvait du coup on n’a pas eu le courage de faire tout le parcours ! Cela dit c’était magnifique … magique même je dirais.

  4. Répondre

    tunimaal13

    8 juin 2014

    Elles vraiment belles tes photos des Torii 😉

    • Amélie-Marie

      12 juin 2014

      Merci beaucoup ! 🙂

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