Pfiou ! Je réalise qu'un mois s'est écoulé depuis mon dernier article. Ai-je arrêter d'écrire !? Non, du tout, seulement... Seulement j'ai eu la sensation de frôler un burn-out créatif.

Frôler est un euphémisme parce que certains jours ont été vraiment, vraiment durs. 

Conversations avec le Japon

Commençons par une chouette bonne nouvelle (et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux l’auront sans doute remarqué), j’ai démarré un blog sur le site Courrier International Expat, intitulé « Conversations avec le Japon« .  

L’exercice a été plus périlleux que je ne le pensais.

L’idée était pour moi d’aborder le Japon sous un angle différent avec un public différent – et peut-être moins familier avec la culture nipponne. Or, dès que je m’impose des règles, je perds mes moyens et mon style. D’où des heures (des jours) passées à lutter contre la page blanche, le doute, à faire des articles médiocres sans aucune trace de ma voix, de ma touche personnelle (merci maman pour ta patience infinie et tes critiques constructives). Aujourd’hui, je crois avoir trouvé la coloration que je souhaite lui donner. 

J’étais (suis toujours) aussi très impressionnée de lancer le blog Conversations avec le Japon sous la supervision de la journaliste Ingrid Therwath. Si le Japon et l’Asie vous passionnent, vous aurez peut-être eu l’occasion de lire sa plume avec l’ouvrage Etre jeune en Asie. Chine, Inde, Japon, notamment co-écrit avec Karyn Nishimura-Poupée (correspondante de l’AFP au Japon). 

Vous pouvez me retrouver sur Courrier Expat tous les jeudis ! 

Tweet of The Week 

Je dois aussi écrire beaucoup pour le travail. J’en redemande tout en me mordant les doigts – parce que le rythme de publication est aussi hebdomadaire et mine de rien, un article ne se ficelle pas en 5 minutes, n’en déplaise à certains.

Ma série, donc, consiste à décortiquer un ou plusieurs tweets en japonais répondant à plusieurs critères. D’une part ils doivent avoir fait le buzz récemment, d’autre part, ils doivent offrir l’opportunité de parler société ou du Japon en général. Enfin, il faut qu’ils aient un intérêt linguistique à être décortiqués – vocabulaire, grammaire… 

Derrière un article, vous pouvez compter entre 6 et 8 heures de travail – sans compter relecture et correction après publication lorsque des typo échappent à notre vigilance. 

Satori Reader

Le mois dernier, j’ai pour la première fois écrit un article pour un client. Lorsque l’on m’a demandé si j’étais dispo, j’ai immédiatement dit oui. Je l’ai bien sûr regretté dans la seconde, lorsque je suis passée de l’enthousiasme extatique au syndrome de l’imposteur (« je ne suis pas assez qualifiée pour le faire, je n’y arriverai jamais, je vais mettre ma super collègue dans la panade »). 

Le démarrage a été très, très dur. Le premier jet rendu, le couperet est vite tombé. J’avais parfaitement répondu à tous les critères de la mission, mais « sans mon humour ravageur et ma voix si particulière« . Ce fut l’occasion pour moi d’apprendre deux choses. Qu’il est vachement agréable de recevoir une critique constructive et qu’être guidée par ma chef de contenu me permet de grandement m’améliorer. 

J’ai repris le bébé, je me suis éclatée et j’ai livré un article qui a enthousiasmé le client – je n’ai même pas eu à le retoucher. 

Satori Reader est un site et une application vous permettant de développer vos compétences de lecture en japonais. Les textes sont rédigés par leur équipe de rédacteurs (des japonais). Vous en avez pour tous les goûts : romance, culture, policier… Via votre compte perso (gratuit), vous pouvez paramétrer votre niveau de connaissance des kanji afin que le texte s’affiche en fonction de vos connaissances (avec ou sans furigana, ces caractères qui donnent la lecture des kanji).

Un mot ou des kanji que vous ne connaissez pas ? D’un clic, vous pouvez lancer l’audio ou encore faire apparaître la définition en contexte du vocabulaire. Les éditeurs font très attention à donner beaucoup de détails. Pour l’avis complet (anglais), c’est ici : Satori Reader

Une nouvelle série

J’étais un peu déprimée au travail ces derniers temps, principalement parce que j’ai envie d’apprendre et de faire des tâches stimulantes et que je n’en avais pas l’occasion.

L’expérience de Satori Reader le mois dernier m’a tellement enthousiasmée que sur un coup de tête j’ai envoyé un email à ma direction pour demander à rediscuter de mon rôle. Encore un épisode à m’en mordre les doigts après coup et à me ronger les sangs, craignant que le ciel ne me tombe sur la tête. 

Deux semaines plus tard, je suis sortie un peu démoralisée d’un entretien suivant ma requête. Cependant, plutôt que de voir le verre à moitié vide, le lendemain je réalisais que je pouvais le voir à moitié plein. Certes, je ne changerai pas d’équipe cette année (ah, le monde de l’entreprise japonaise et sa rigidité toute puissante) mais la porte s’est un peu entre-ouverte. Me voilà donc avec la permission officielle de prendre en charge plus de production de contenu, plus de communication autour de la marque et sur les réseaux sociaux. 

Rapide évolution, je dois développer une autre série d’articles – plus en profondeur – ayant trait à l’enseignement du japonais avec un rythme de 2 articles par mois. Bon, vous vous en doutez, l’enthousiasme a fait place à… 

… Ohlalala, mais que vais-je donc pouvoir écrire !?

Assez parlé de moi. Parlons donc podcast.

Je suis fière, très fière et même super méga fière du podcast La Libraire Yokai lancée par la talentueuse Amandine, que vous pouvez lire sur Nee Aman mais aussi sur Wattpad (courrez lire Les Enfants du Siècle). Le podcast est co-animé par Mathieu, que vous connaissez déjà puisqu’il est le créateur du podcast Mensetsu, que je vous ai présenté en juillet 2018 (oups, ça date !). 

C’est le seul podcast francophone à aborder la culture japonaise sous l’angle de son imaginaire et plus particulièrement de ses fantômes et légendes urbaines. Chaque épisode est consacré à un yokai en particulier et vous déroule son histoire, ses origines, sa symbolique ainsi que les marques laissées dans la culture (que ce soit littérature, cinématographie, animation, manga ou encore le jeu vidéo). 

Promis, j’écrirai une bien meilleure introduction à La Libraire Yokai que vous allez très certainement adorer tellement ce podcast est rondement bien mené tant au niveau du fond (sujets bien abordés, bien présentés avec support article pour les références) que de la forme (bonne ambiance sonore, musique, humour et bonne durée). 

Le Twitter de la librairie

La Librairie Yokai sur iTunes

La Librairie Yokai sur Ausha

(Oui, j’ai grave la pression d’écrire cet article). 

(Imaginez que je me rate et que la librairie invite un yokai à squatter dans mon chez-moi ? Je fais comment après, hein ?).

 

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1 Comment

  1. Répondre

    tetoy

    5 juin 2019

    Ca va la pression en ce moment ? XD
    Si tu t’enlèves ça, ça ira bien mieux 😀
    C’est génial ! Tu fais pleins de nouvelles choses. Mais je comprend que ça mette un coup de stress ^^’

Partagez vos impressions, idées et expériences avec moi :)

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