Les brèves de travail de mon mari japonais…

Brèves de travail

Mon mari, lorsqu'il rentre du travail, m'en raconte des vertes et des pas mûres. J'en partage régulièrement sur Twitter et aujourd'hui, je me suis dis, allez, instant émotion, compilons ces douloureux témoignages de la vie en entreprise au Japon (et ailleurs, très certainement).

Il va de soi que, au delà d’une certaine coloration culturelle de ces brèves de travail se déroulant au sein d’une entreprise japonaise au Japon, elles ne sont pas uniques au pays du soleil levant. 

Combo sexisme et racisme 

– Ma collègue soudanaise était très choquée de comparer son maigre salaire avec le nombre astronomique d’heures qu’elle passe au bureau…

– Bienvenue au Japon, j’ai envie de dire.

– Ouais… Enfin du coup, elle a demandé au chef si son contrat l’autorisait à bosser à mi-temps, tu sais, pour gagner un peu plus. Purée, Amélie, tu devineras jamais ce qu’il lui a sorti oklm.

– Elle a pas le droit ? 

– Non. Il lui a dit qu’elle n’avait évidemment pas le droit de travailler dans les kyabakura (キャバクラ, bars à hôtesse) sous son visa actuel.

– NON ?!

– Si… 

Elle a démissionné un mois plus tard. 

Cachez-moi cet homme.

– Tu sais pas la meilleure ?

– Quelle misère ils t’ont encore fait aujourd’hui ?

– Ben, on recevait des managers importants de la branche japonaise pour une grosse réu’. Mon chef m’a dit de préparer et servir le café. Moi, j’obéis tu vois. Mais quand j’ai commencé à servir tout le monde, les managers ont claqué leur langue (signe de colère) et l’un d’eux m’a balancé « pourquoi c’est UN HOMME qui me sert mon café ?? ». Je ne savais plus ou me mettre. 

– … 

La fois suivante, il s’est profondément excusé de demander à une collègue  si elle ne pouvait pas le faire à sa place.

Arrête de bouger !

– Tu te rappelles de Mizuhé ?

– Hmmm… Celle qui avait une queue de cheval à la soirée ? Ingénieure qui est partie 2 ans en Afrique ? 

– Oui c’est elle !

– Elle est mignonne. J’aime bien, lorsqu’elle parle, elle est très gestuelle. Et donc ?

– Ben justement. Apparemment, elle s’est fait rabrouée par son manager, parce qu’elle bouge trop sur sa chaise. 

– … Hein ?

– Quand elle travaille, elle bouge pas mal, tu vois. Elle m’a dit que ça l’aide à se concentrer. Du coup, ben elle se fatigue beaucoup à essayer de rester immobile. 

– … 

Surtout ne rien changer.

Mon mari pousse un soupir. 

– Qu’est-ce qu’il t’arrive ?

– J’ai fait plein d’erreurs dans mes calculs et j’ai dû me justifier par écrit et soumettre un plan pour que cela ne m’arrive plus. 

– Attends. Ça serait pas sur le projet de la semaine dernière ? Celui pour lequel tu as travaillé deux jours de suite jusqu’à 4 heures du matin ? 

Il opine. 

– Mais c’est complètement débile. Personne n’est à l’abri de faire des erreurs après autant d’heures ! Je suis sûre que t’as même pas eu le temps de manger. 

Il opine.

– Bon. Du coup, tu leur as dit quoi ?

– Ben, comme tu as dit en fait. J’ai expliqué qu’on a reçu le brouillon du projet trois jours avant la date butoir, qu’on a travaillé comme des fous jusqu’au milieu de la nuit, mais que fatalement, on a perdu en concentration. Après tout, les managers qui devaient vérifier mon travail n’ont pas vu les erreurs non plus… 

– Et ?

– Et j’ai suggéré que l’on améliore la gestion des projets. Dans l’idéal, on devrait arrêter de répondre systématiquement à tous les appels d’offre, y compris à la dernière minute. On les perd, parce qu’on est jamais prêt à temps. 

– Oh bah, dis donc, c’est vachement bien. Je suis fière de toi. Et du coup ?

– Ils m’ont dit que ce n’était pas admissible comme explication. 

– … 

Surtout ne rien changer bis.

– L’autre soir, il était tellement tard, j’ai raté le dernier train et j’étais bon pour prendre un taxi, mais mon manager a eu pitié de moi, il m’a raccompagné en voiture. 

– C’est la moindre des choses. 

– J’ai été surpris… Enfin, toujours est-il qu’il a commencé à parler de l’ancien temps, lorsqu’il bossait sur 12 projets à la fois jusqu’au milieu de la nuit et que maintenant, y a cette prise de conscience que ce n’est pas bien de travailler comme ça. Et puis il m’a demandé comment on pourrait faire pour que les employés ne travaillent pas aussi tard. 

– Wah, cette prise de conscience. Un peu tardive, mais bon, c’est pas mal ! T’as dit quoi ? 

– Ben  qu’on prend trop de projets et qu’on est en sous-effectif, ce qui nous pousse fatalement à ne pas respecter la loi sur le temps de travail. 

– Il a dit quoi ?

– Rien, il n’a pas répondu et il a eu l’air de faire la gueule.

– … 

Surtout ne rien changer ter.

Mon mari rentre, l’air remonté comme un coucou. 

– Bah ?

‘mattaku (expression qui peut servir à exprimer son mécontentement)…

– ?

– Tu te rappelles, ma première année chez eux ? Horrible. On m’a balancé à un poste sans aucune explication de ce que je devais faire, comment je devais travailler, préparer les documents. 

– Ouais, ils ne t’avaient pas formé, c’est ça ?

– Oui, et puis, quand je posais des questions, on me traitait comme un moins que rien, genre, « tu devrais le savoir, t’es con ou quoi ? ». Comment je peux savoir, moi, si je n’ai jamais fait avant ?! Même maintenant je trouve que c’est super dur.

– Il s’est passé quelque chose en particulier ?

– Ben, on va bientôt recevoir les nouveaux diplômés qui rejoignent l’entreprise et, tu vois, j’ai pensé que moi, j’ai tellement souffert que j’aimerais bien leur éviter ça. Alors, j’ai fait remonter que ce serait intéressant d’organiser une formation des nouveaux employés et de rassembler toutes les consignes dans un manuel qui leur est destiné. 

– C’est une super idée, mais laisse moi deviner, ils ont dit non ?

– Pire encore, je me suis fait engueuler par le vice-président, parce qu’avec mon « idée à la con, j’allais leur prémâcher le travail et en faire des employés mous, incapables de bosser d’eux-mêmes ». 

– …

Le service pot de fleur.

– Aujourd’hui, je suis allé au service juridique pour poser des questions de droit relatif aux contrats que nous avons pour nos projets. Le mec m’a dit qu’il y connaissait rien et qu’il valait mieux que je cherche sur internet. 

– Attends, c’est le service juridique… Et ils savent pas ?

– Ouais, apparemment, le service est là pour faire joli, mais ils passent leur journée sur faissebouk

5 ans !

– Tu te rappelles la sortie d’entreprise à Takao, avec les familles ?

– Oui. 

– Y avait monsieur Tanaka avec sa femme et ses trois enfants, et on a déjeuné à leur table.

– Ouais. L’ambiance était bizarre d’ailleurs. 

– Ben en fait, je le savais pas, mais Tanaka, ça faisait 5 ans qu’il était basé au Sri Lanka. Il n’avait jamais pris de vacances pour revenir au Japon.

– Non, tu déconnes ? Mais la plus jeune avait genre 6 ans, non ?! Ce qui veut dire…

– … Qu’il l’avait jamais vue, ouais. Tu m’étonnes que ses enfants se tenaient bizarrement près de leur père. C’est un inconnu. Purée, sa femme, quel courage. Trois mômes, toute seule, pendant 5 ans. 

Esprit connard, oui 

Il rentre l’air déprimé. 

– Allons bon. Raconte-moi tes misères.

– Aujourd’hui, on m’a dit que je n’avais pas l’esprit critique. 

Mon mari, qui a le nez plongé dans ses bouquins la moitié du temps, et qui passe l’autre moitié à faire des recherches et à débattre de ses opinions, pas d’esprit critique ? 

– C’est ridicule. Qui t’as dit ça encore ? C’est quoi le contexte ? 

– J’avais pas choisi les bonnes marges pour un document, et malgré plein d’étapes de vérification, on ne s’en est rendu compte qu’avant la soumission.

– Mais ça n’a rien à voir avec l’esprit critique !

Il est tout penaud. 

– Tu es la personne la plus casse-burnes que j’ai jamais rencontrée dès il s’agit de pas faire d’affirmation sans preuves. Débattre avec toi me rend folle. Laisse tomber, ce sont des cons, de l’esprit critique, t’en as à revendre.

Et ta femme, elle cuisine ?

– L’autre jour, madame K m’a demandé si tu me cuisinais français ou japonais. 

– AHAHAHAHA, si elle savait. T’as répondu quoi ?

– Que t’étais pas fichue de trouver la cuisine… Non je rigole, mais que c’était surtout moi qui cuisinais. Elle en a fait une de ces têtes ! Pendant quelques secondes, elle est restée bouche-bée. Après, elle a dit qu’elle n’en revenait pas, qu’un mari cuisine. Ça ne lui avait jamais effleuré l’esprit que ce soit possible ! 

– Mais attends, elle a quel âge, ta collègue ?

– La cinquantaine. Le pire, attends, c’est qu’elle me dit que lorsque son mari rentre très tard du travail ou une soirée avec les collègues, il peut être deux heures du matin qu’il la sort du lit pour qu’elle aille en cuisine lui faire à manger. 

– Oh la vache ! Faut divorcer d’un con pareil !

– Ben, j’allais pas l’enfoncer en lui disant ça mais j’étais sur le cul. C’est une mentalité digne de, euh, tu sais, les chevaliers là, autour d’une table ronde ?

– Moyenâgeuse ? 

– Ouais !

1 semaine

– Olalala ! 

– Quoi donc ?!

– Un de nos ingénieurs vient de rentrer d’une mission en Afrique. Son hôtel a été attaqué par une milice qui a dévalisé les clients ! Il s’est retrouvé pieds et poings liés, menacé par une kalachnikov pendant plusieurs heures. Ils ont pris tout son matos et son argent. 

– Oh punaise !! J’espère qu’il va bénéficier d’une aide médicale, c’est un coup à se payer un stress post-traumatique ça ! L’entreprise a prévu quelque chose ? 

– Ils lui ont dit qu’il avait le droit de prendre une semaine de congé avant de revenir au bureau. 

– … 

Jeune papa 1

– Aujourd’hui, mon chef a fait une remarque de salaud, j’étais mortifié. 

– Allons bon ? 

– Y a Satou, sa femme vient d’avoir un bébé. Du coup, le soir, il part vers 18 heures. Tu sais pas ce qu’il lui sort ? Qu’avoir un nouveau né, c’est pas une excuse pour partir aussi tôt du boulot. 

– …

Jeune papa 2

– J’ai mal au coeur, franchement. La femme de Kato a accouché y a quelques semaines, depuis, il enchaîne les soirées avec les collègues. 

– Il met les bouchées doubles pour obtenir une promotion ? 

– Nan, il veut juste pas rentrer pour pas avoir à s’occuper du bébé. 

– … 

Le message n’est pas passé.

– …

– Toi, t’as envie de lâcher du lest. 

– … Aujourd’hui, on a eu un séminaire contre le harcèlement sur le lieu de travail. Durant la pause, je suis allé fumer une cigarette à l’espace fumeur. Pas de bol, un des vieux croulants qui nous sert de manager s’y trouvait aussi. Il n’a pas arrêté de se lamenter. « Harcèlement, harcèlement, mais y en a marre à la fin, qu’est-ce c’est que ces concepts à la con qu’ils nous pondent. De mon temps… »

– …

– Je te jure, il m’a bassiné pendant 5 minutes sur le fait qu’il comprenait pas ce qu’il y avait de mal à mettre une main au cul de ses employés ou de les maltraiter verbalement pour leur donner un coup de fouet dans leur boulot. J’avais honte. De toute façon, pour ces mecs là, c’est peine perdue. Ils se remettront jamais en cause. 

CC ou ne pas CC 

 Il laisse échapper une plainte, la tête entre les mains.

– Oula, ça va pas ? 

– Ils vont me tuer. 

– Mais qui donc ?! 

– Un de nos projets est partagé avec une autre entreprise et je gère la communication entre nos deux équipes. Sauf que mon chef, tu vois, il peut pas voir en peinture un des chefs de cette boîte. Et vice versa d’ailleurs. 

– Mais, pourquoi donc ? 

– J’sais pas, mais bon, notre business, c’est un petit milieu tu sais, ils ont probablement été amenés à bosser ensemble. Enfin du coup, en réu’, la semaine dernière, ils ont failli en venir aux mains. Depuis, mon chef me dit de pas le CC lorsque j’envoie les rapports sur notre projet. 

– Mais ? Mais ? Mais ? Tu peux pas, c’est grave de pas CC le mec !

– À chaque email groupé, il fait exprès d’enlever son adresse et m’engueule si je le rajoute. Je sais plus quoi faire.

– … 

Un doctorat, mais pourquoi donc ? 

– Depuis l’année dernière, le chef de la section B, Takuya, s’est lancé dans la rédaction d’une thèse. J’en parlais avec des collègues quand y a un chef qui a sorti qu’une thèse, c’était juste se masturber devant tout le monde.  

– …

?!

– Cet après-midi, à la conférence au ministère des affaires étrangères, j’ai parlé avec un mec, je crois que c’est genre, un agent des services secrets du ministère. On échange nos cartes de visite et il se présente sous le nom de Takada Kyo. Une vraie tête, sortie tout droit de l’université de Tokyo.  Juste après, je l’ai vu parler avec un diplomate étranger, et il a subtilement changé de porte carte de visite… Et voilà qu’il se présente sous le nom Moriyama Takumi ! 

– Hein ?

– Je te jure ! 

Vous avez des brèves de travail à partager ? Faites le en commentaire, mon mari se sentira moins seul !

ameliemarieintokyo

Éditeur web basée à Tokyo depuis 2013, travaillant dans la communication et le marketing. Passionnée d'écriture, de nature curieuse et sensible, j'apprécie particulièrement de mettre en scène mon quotidien nippon et de partager mon expérience de la société japonaise.

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18 Commentaires

  1. Répondre

    Charles Gravouille

    27 février 2019

    Bon idiot que je suis, ton mari est japonais, pourquoi ai-je posé la question, c’est dans le titre… excuse 🙂

    • ameliemarieintokyo

      28 février 2019

      Pas de souci ! 🙂

  2. Répondre

    Charles Gravouille

    27 février 2019

    Toutes ses anecdotes sont au minimum curieuses, au maximum démentes. Déjà, cela confirme le caractère vieux-jeu de certains hommes encore. L’anecdote la plus dingue est celle du mec qui est parti au Sri Lanka. En te lisant, j’y ai pas cru. Mais pour avoir été au Japon deux fois et pour avoir discuter de ces sujets-là aussi (pour mes recherches universitaires), cela n’est pas étonnant.

    Question bête comme c’est la première fois que je te lis : ton mari est français ou japonais?

    Au (grand) plaisir de te lire de nouveau Amélie! Mata ne

    • ameliemarieintokyo

      28 février 2019

      Bonjour,

      Merci de ton passage et de ton attention ! Effectivement, j’aurais du mal à y croire si je ne le vivais pas indirectement par mon mari. Sur cette anecdote, d’après les règles de l’entreprise, un employé a le droit de rentrer au pays 1 fois tous les trois mois, sauf qu’en pratique, c’est plutôt 1 fois par an. Visiblement, il s’y plaisait bien et ne voyait pas d’intérêt à « revenir » pour les vacances. C’est une mentalité très éloignée de la notre mais même au Japon, ce type là semble un peu particulier…

  3. Répondre

    Jim

    27 février 2019

    J’adore ces anecdotes ! Je ris et je pleure ensuite … C’est fou ce que ce pays peut être génial sur certains points et horrible sur d’autres. C’est toujours sympa quand tu parles de ton mari, il a l’air tellement drôle !

    • ameliemarieintokyo

      28 février 2019

      Merci ! C’est vrai que nous rigolons beaucoup et cela aide à ne pas resté affligé trop longtemps avec ces anecdotes. Je pense qu’il aurait du être comédien au lieu de travailler dans cette boite de fous (qui reflète le travail au Japon dans certaines entreprises, pas toutes heureusement !).

  4. Répondre

    Karine

    24 février 2019

    Oh la vahce! Le japon a pour cliché d’avoir un marché du travail avec des horaires un peu étendu et une vision des relations un peu particulière… mais je m’attendais pas à ce point là! C’est dingue!

  5. Répondre

    La parenthèse psy

    24 février 2019

    C’est toujours passionnant de lire ce genre d’article ! Quelle différence de culture, c’est fou ! (moi non plus, je ne sais pas où est la cuisine, mais mon, si !)

    Bises,
    Line de https://la-parenthese-psy.com/

    • ameliemarieintokyo

      24 février 2019

      Merci beaucoup !

  6. Répondre

    Maïté

    23 février 2019

    Ton article m’a beaucoup intéressé. Cela montre comment est le monde du travail japonais et je ne m’attendais pas à ça.

    • ameliemarieintokyo

      24 février 2019

      Merci beaucoup ! Effectivement, le monde du travail japonais n’est pas glorieux. Après, c’est comme partout, cela dépend aussi un peu de l’entreprise dans laquelle on tombe.

  7. Répondre

    Manek

    23 février 2019

    Entretien d’embauche avec un japonais histoire d’avoir un cv qui sort du lot dans la section hobby j’ai écrit collectionneur de whiskey japonais.

    L’entretien se passe bien, et puis la le ceo de la compagnie arrive.

    -écoute j’aime pas les gaijins, mais comme tu parles japonais, et que tu collectionnes le whiskey japonais tu me plais.

    Moi
    -heu vous n’aimez pas les gaijins mais vous recrutez des gaijins…

    J’ai pris le job pour me faire virer deux ans après car j’étais un gaijin.

    • ameliemarieintokyo

      24 février 2019

      La vache. C’était cash comme façon de parler. Pas mal d’avoir tenu 2 ans dans la maison !

  8. Répondre

    grenouille

    23 février 2019

    Ouh là là moi aussi on m’a dit « tu demandes trop de choses, il y a trop de mails échangés » quand j’ai débarqué dans plusieurs projets à la fois, au milieu d’ingénieurs informaticiens qui ne laissaient jamais de trace écrite de leur façon de procéder…
    Mais j’avoue côté sexisme, ces perles sont imbattables ! Je m’incline, je n’en ai pas d’aussi grosses, heureusement !
    Ton mari est SUPER-COURAGEUX de continuer à bosser avec des débiles pareils. Certaines réflexions m’ont rappelé un technicien rencontré en Allemagne, qui fustigeait « les jeunes qui gravent des CD », dont je faisais partie (nous nous échangions des musiques avec les autres techniciens. Pour lui, ce n’était pas de la curiosité culturelle, puisque de son côté il possédait 3 CD et que « c’était bien suffisant » 🙂

    • ameliemarieintokyo

      24 février 2019

      Merci beaucoup pour ce gentil message et le partage de ton expérience !

  9. Répondre

    crisitane

    23 février 2019

    Heureusement que la relève semble meilleure. Je suppose que des jeunes hommes comme ton mari changeront cet état d’esprit.
    Amicalement

    • ameliemarieintokyo

      24 février 2019

      Merci ! Je pense que les jeunes japonais n’ont plus cette façon de penser. Il faut juste que les vieux croulants partent avant de ne trop les mouler à leur image.

  10. Répondre

    Anne Sophie

    23 février 2019

    Dans une entreprise d’immobilier pour étrangers.
    Lors d’un problème de dossier auquel j’essayais de trouver une solution, mon ancien boss m’a dit : « Arrête de réfléchir ce n’est pas le bon chemin à suivre ».
    Il m’a tuée, j’ai pas su quoi répondre.

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