Art et obscénité, le Japon est-il allé trop loin avec l’artiste Megumi Igarashi ?

J’en ai parlé sur Dozodomo, Megumi Igarashi a de nouveau été arrêtée. Vous en avez sans doute entendu parlé, celle qui avait projeté de faire fabriquer un Kayak avec les données 3D de son vagin, avait déjà été arrêtée en juillet 2014 pour avoir transmis les données sur internet, lors de la mise en place d’un appel de fond. À cette occasion, le 24 juillet, elle a tenu une conférence de presse, intitulée « l’art l’obscénité, la police japonaise est-elle allée trop loin avec Megumi » ?

Aussi connue sous son nom d’artiste, «Rokudenashiko» («enfant dépravé» en argot japonais), elle avait récolté en 3 mois un million de yens, soit 6.735 euros et avait ensuite envoyé aux contributeurs, un fichier avec les plans de son embarcation. Elle risquait alors deux ans d’emprisonnement et 18.000 euros d’amende pour« distribution de contenu indécent ». Elle avait été relâchée quelques jours plus tard, après avoir formulé un recours judiciaire et après que plus de 18000 personnes aient signé une pétition en ligne réclamant sa libération.

Cette artiste explore sa féminité à travers ses créations depuis quelques années déjà, et se concentre sur« son vagin, sujet de ses oeuvres ». Elle souhaite« combattre une culture de discrimination dans laquelle, le vagin est tabou dans la société japonaise (…) tandis que le penis fait parti de la pop culture (…) ». « Je ne pense pas que mon vagin a quelque chose d’obscène », avait déclaré Megumi, lors d’une conférence de presse après sa libération en juillet, ajoutant: « J’étais déterminée, je n’aurais jamais cédé au pouvoir de la police ».

Mais elle a été de nouveau arrêtée le 3 décembre dernier, soupçonnée d’avoir « envoyé à un grand nombre de personne, un lien vers un fichier montrant comment créer une embarcation en 3D utilisant des données obscènes » a déclaré un porte-parole de la police de Tokyo. Elle « a essayé de faire télécharger les données obscènes aux internautes qui étaient prêts à financer son projet », a ajouté la porte-parole.

« Alors que le Japon a une industrie de la pornographie connue pour son vaste éventail de goûts, ses lois sur l’obscénité interdisent encore aujourd’hui la représentation des organes génitaux réels. Ils apparaissent habituellement censurés ou pixelisés dans les images et vidéos.« 

Article: Dozodomo 

17 décembre 2014

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3 Commentaires

  1. Répondre

    Val

    24 août 2015

    Salut Amélie! Sais-tu si les petits mankos sont en vente?

    • ameliemarieintokyo

      28 août 2015

      Aucune idée!

  2. Répondre

    MOUGENOT

    15 février 2015

    C est une honte pour un pays moderne comme le Japon et une discrimination sexiste par rapport a la fête de Kanamara Matsuri autrement plus porno…des femmes sucent des glaces en forme de sex en pleine rue….
    Un sexe de femme est il plus gênant qu un sexe d homme ? incompréhensible . cette femme n a rien a faire en prison !
    manko =chatte et non vagin mot tres vulgaire au japon

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