Vie quotidienne à Tokyo #1 Un nouveau regard

Pfiou! Il m’aura fallu plus d’un mois et demi pour achever mon dernier article (à la rencontre d’Alexandre), une interview qui me tenait à coeur et pour laquelle je regrette de n’avoir eu que peu de temps à consacrer.

J’entame ma troisième année de travail au Japon, avec ses hauts et ses bas, mais surtout beaucoup de nouveaux projets à mener rapidement, autour de l’école de japonais, mais aussi en rapport avec l’agence de recrutement montée l’année dernière. Petit à petit, j’apprends à décoder de plus en plus la communication avec mes collègues japonais – et je ne suis jamais à l’abri d’une bourde. À chaque fois que j’obtiens une nouvelle clé de compréhension, j’ai la sensation de naviguer un peu mieux dans le milieu dans lequel je travaille. Notamment, pouvoir comprendre un contexte culturel permet parfois de remettre en cause son approche. Mais il m’arrive encore de ne pas accepter et de perdre patience!

Dernièrement, ce qui me tient à coeur avant tout, c’est d’apprendre à mieux communiquer avec les élèves – notamment en les aidant à choisir un parcours qui leur convienne, et à améliorer l’image de l’école.

[Pssst… Psssst… Hey, vous là bas. Vous habitez à Tokyo ou serez de passage à Tokyo fin Octobre? Je serai ravie de vous croiser à l’occasion de notre Halloween Party, le samedi 28 Octobre. Détails: ici.]

J’ai participé à pas mal de petits projets liés au développement de la marque: créer un guide de l’étudiant, repenser le site internet, développer du contenu pédagogique (…). Cela m’a poussée à quitter ma zone (douillette) de confort, pour me former à de nouveaux outils. J’ai la chance de travailler avec des gens talentueux qui ont la patience de me guider, et d’avoir des collègues tous aussi intéressants les uns que les autres. Parmi mes nouveaux défis, j’ai notamment deux stagiaires à diriger, et ce n’est pas évident !

( Se compte aussi dans mes challenges perso, le JLPT N1 en décembre, mais je pense aller droit dans le mur…)

Ma hantise, en travaillant longtemps au Japon, est que l’on me repproche un jour d’être devenue « trop japonaise ». Pouvoir garder un regard étranger, tout en comprenant la culture locale est une richesse et un atout. Mais le risque est toujours de perdre cet équilibre et de prendre un peu trop la couleur locale!

Sur une note plus personnelle, j’ai récemment tenté d’introduire des changements dans mon rythme de vie. Cela a commencé par réduire l’utilisation de l’ordinateur et du mobile. Pari plus ou moins réussi selon les semaines, mais je crois avoir trouvé un équilibre entre la vraie vie et les écrans. Diantre, c’est même moi qui gronde le Nippon lorsqu’il passe trop de temps sur sa tablette – le monde à l’envers! J’ai réalisé par ailleurs, en me forcant à laisser le portable au fond de mon sac, à quel point les gens sont accro à leurs téléphones. Il m’arrive, lorsque je suis à vélo, de compter le nombre de personnes marchant, les yeux rivés sur leurs écrans (歩きスマホ en japonais) et d’être effarée.

Sur un tout autre sujet, j’ai aussi pris le défi de manger sans gluten durant un mois – pour commencer. J’ai été inspirée par une amie, et je me suis poussée, après réflexion, à tenter l’expérience. J’ai découvert que ne pas manger de gluten, cela remettait pas mal d’habitudes en cause. Le mari, conciliant, a réfléchi aux repas sous un angle différent. J’ai aussi exploré les supermarchés et conbini avec un autre regard, curieuse mais aussi très frustrée par moment. Adieu les biscuits, les petits gâteaux, pas mal de confiseries, mais aussi beaucoup de plats riches et lourds. Bonjour la cuisine japonaise, plus orientée sur le riz, les légumes. Bonjour les expériences culinaires, pour moi qui suis frileuse de la cuisine. Je me force là encore à découvrir de nouvelles saveurs. Et dernièrement, ce fut la cuisine Thai. J’ai beaucoup de mal avec la cuisine épicée, mais petit à petit je me suis habituée à la bouche en feu (le マンゴラッシ n’est jamais très loin non plus!).

Le mari, guère en reste, se régale lui avec des… Insectes, dans un petit resto de cuisine shan (Myanmar), à Takadanobaba.

Les réactions autour de moi – notamment au bureau, ont été très encourageantes. L’un de mes collègues est végétarien et les stagiaires, bouddhistes, ne mangent pas de boeuf. J’ai trouvé les japonais autour de moi en particulier très tolérants et conciliants. Je serai ravie d’avoir des retours à ce sujet d’autres personnes!

Côté kickboxing, je suis passée aux cours de Muay Thai (niveau: bébé en culotte courte). C’est défoulant, exigeant et par dessus tout absolument génial. Cela fait une semaine que je n’ai pas pu avoir de cours – à l’occasion d’un voyage en Thailande du club, et je ronge mon frein d’impatience. Je recommande vraiment, vraiment chaleureusement le club si vous habitez dans le centre de Tokyo (voir ici: Facebook).

Côté découverte, je vous invite à télécharger (et mettre plein d’étoiles partout) les podcasts Mensetsu. Une série d’interviews consacrées aux français vivant au Japon, explorant leurs parcours et expériences personnelles avec la culture nipponne. Promis, un article à venir! 

Stay tune みなさん

ameliemarieintokyo

Née en 1988, dans la région nantaise, baccalauréat littéraire. Études juridiques: M1 droit économique communautaire et international, M2 Droit Maritime. DUT de Français langue étrangère. Addiction: littérature, journaux, cinéma (Ozu, Kurosawa), voyager.

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2 Comments

  1. Répondre

    Fred

    2 octobre 2017

    Moi aussi je limite tout ce qui est gluten. Et ça m’apporte que des points bénéfique : moins d’allergies, meilleure digestion…

    • ameliemarieintokyo

      2 octobre 2017

      Bonjour Fred! Je te rejoins tout à fait sur ce retour. Je me sens plus légère, j’ai plus d’appétit et moins de fringales. Je ne saurai encore dire pour les allergies mais le sujet m’intéresse et je suis certaine qu’il y a plein de bonnes lectures à ce propos :).

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