Est-ce que sortir avec un japonais vous trotte dans la tête ? Ressentez-vous une affinité - une attirance, pour les personnes de cette nationalité en particulier ? Cet article est pour vous.

« Comment sortir avec un japonais ? », « mon couple avec un japonais va-t-il réussir ? », « dois-je le suivre au Japon ? ».

Je reçois régulièrement des messages ou commentaires de françaises se posant des questions sur la naissance ou le devenir d’une relation avec un japonais. Si je mets du temps à répondre ou pire, si je ne vous réponds pas, ce n’est pas par désintérêt. Mais bien parce que je suis désemparée face à vos interrogations et vos doutes.

Je doute grandement de ma capacité à me mettre à votre place et vous dicter la marche à suivre. Je crois qu’il est plus honnête de vous écouter plutôt que de m’amuser à vous prodiguer des conseils, à décortiquer les éléments de votre relation. Les seules aptes à décider et à agir ? Vous qui vivez la relation et êtes directement concernées. Le pire ? Écouter les conseils de madame Martin, qui sait tout et a tout vécu. Faites-vous confiance !

C’est pourquoi je ne peux pas vous dire si sortir avec un japonais est un bon choix. Si votre relation est vouée à l’échec ou au contraire, à être une belle histoire. En revanche, je peux poser quelques bases qui me semblent essentielles.

Quelles sont les bases pour sortir avec un japonais ?

Postulat 1 : Nous sommes tous différents. Même au sein d’un groupe culturel partagé.

Les hommes viennent de mars, les femmes viennent de venus est sans doute la pire expression jamais inventée dans l’histoire des relations humaines. Littéralement. Homme ou femme, nous sommes tous uniques, façonnés par notre histoire, notre famille, notre milieu, notre groupe culturel. Sortir avec quelqu’un, c’est se confronter à une inconnue que l’on apprivoise, sans jamais oser en prétendre posséder toutes les clefs. S’appuyer sur des généralités et des tendances pour expliquer les comportements de votre compagnon est peut-être le signe d’un manque de communication. Non, vraiment. Jetez moi cette phrase à la poubelle. Elle suinte le sexisme !

Postulat 2 : Nous sommes tous différents. Encore plus venant de groupes culturels différents.

Sortir avec un japonais, un américain, un russe, un indien… Va probablement vous mener à un mini choc des civilisations. Il faut vous attendre à ce que votre relation pose peut être plus de difficultés que si vous ne sortiez avec votre voisin de palier. Encore que. Ce qu’il vous faut ?

  • De la tolérance.
  • Accepter de faire des compromis.
  • Communiquer. Et Communiquer. Et encore Communiquer.

Ndlr : j’écris principalement cet article avec une orientation femme française – homme étranger, mais changez les « il » en « elle », ça marche aussi !

« Chez moi, c’est comme ça. Pourquoi tu ne comprends pas !? »

Parce que chez lui, ce n’est pas comme ça. Pourquoi ne le comprenez-vous pas ? Avec un partenaire venant d’une autre culture, l’absence de repères partagés peut être difficile à vivre. À combler. Ne soyez pas outrée que l’autre ne fasse aucun effort. Il est peut-être en ce moment même à vous tendre la main du mieux qu’il peut. L’amour et vos sentiments ne vous seront d’aucune utilité si vous ne tendez pas une branche en sa direction. Tolérer ne veut pas dire tout accepter, ou complètement renier votre culture. Tolérer c’est déjà reconnaître que l’autre est en droit de ne pas comprendre. Il faut donc vous faire à l’idée que parfois, vous ne pourrez pas échanger.

Je crois que l’absence de tolérance est l’un des problèmes que rencontre l’humanité aujourd’hui. Cette incompréhension face à l’autre qui regarde le monde avec une lentille différente. Elle mène au rejet, à la haine voire au conflit. Ne mettez pas votre relation au bûcher sans comprendre d’où vient l’autre.

Si votre japonais s’énerve quand vous insistez pour qu’il vous dise des mots d’amour, essayez de vous ouvrir à sa culture. Les mots d’amour au Japon, on les considère précieux. Plus ils sont rares, plus ils ont de la valeur. Échangez vos lentilles.

Bonus track

Nous ne sommes pas obligés de tout partager avec le partenaire. Donc si mon mari ne comprend pas Kaamelott, je peux toujours finir chez les copains pour rigoler devant les DVD. Vivre à deux n’égale pas devenir un. Vivre à deux, c’est devenir trois: toi + moi + nous.

« Très bien, on ne fête pas Noël, mais dans ce cas les anniversaires comptent ! »

Sortir avec une personne appartenant à un autre groupe culturel, c’est parfois dire oui à un quotidien que vous ne connaissiez pas. C’est accepter de faire des compromis. Noël au Japon n’a pas du tout la même valeur symbolique qu’en France. Ce fut dur les premières années, mais désormais un fait accepté. Il viendra, bon gré mal gré, célébrer avec ma famille si l’on est en France. Mais il n’en comprendra peut-être jamais la signification. Si vous avez en tête de sortir avec un japonais, n’ayez pas pour attente qu’il intègre à 100% le modèle que vous aviez en tête.

"Comment ça tu n'aimes pas Gundam, mais mais mais, ce n'est pas possible" "..."

« Comment ça tu n’aimes pas Gundam, mais mais mais, ce n’est pas possible. Pourquoi n’es-tu pas un otaku mon amour ?!  » « … »

Je pense notamment très important de savoir ce qui vous tient à coeur.

Ainsi avoir des enfants, leur éducation, gestion de l’argent, vision du futur… Il faut que vous sachiez et posiez vos propres limites. Vous devez aussi faire le deuil des éléments du quotidien qui ne seront pas partagés. Sans le reprocher à votre moitié. Parce que vous avez choisi une relation avec une personne d’une origine différente.

Par ailleurs, je crois que l’une des grosses difficultés rencontrées dans la relation franco-japonaise est la vie de famille. L’éducation parentale. Pour mon mari, il est clair que l’enfant doit dormir avec les parents. C’est un point sur lequel il ne déroge pas. Il avance beaucoup d’arguments en sa faveur. Ce fut difficile à entendre au début. Mais j’ai commencé par l’écouter. Puis j’ai accepté le compromis, parce que j’ai compris que c’était quelque chose de crucial pour lui.

Accepter de transiger nécessite un équilibre. Il faut que la personne en face soit prête à sacrifier des billes aussi. Si le compromis ne va que dans un sens, vous risquez d’être malheureuse.

Dois-je le rejoindre au Japon ? Demandez-vous si les billes que vous allez sacrifier en vous coupant de votre pays, de votre travail, de vos amis, seront retournées par celui que vous aimez. Avez-vous confiance en vous ? Avez-vous confiance en l’autre ?

« Il a dit ceci, il a dit cela, à ton avis, cela veut dire quoi ? »

Aucune idée. Je n’étais pas là. Et ses mots ne m’étaient pas destinés. 

On communique déjà mal dans sa langue natale. Alors lorsque l’on échange avec un étranger en français, en anglais, ou dans la langue de l’autre, on risque un échec de communication. Je suis une fervente partisane de « dire les choses clairement, deux fois, trois fois, jusqu’à ce que ça passe ». Mais attention, pas avec les copines. Avec le partenaire. C’est mieux.

On évoque les japonais comme de mauvais communicateurs et c’est sans doute vrai… Jusqu’à un certain point. Je crois que les japonais n’utilisent pas du tout les mêmes canaux de communication que nous, les gaulois. Combien de fois me suis-je plantée de 10 000 km face à l’une de ses réactions, parce que je le lisais malgré moi avec le profil français ? À vous de trouver le décodeur.

sortir avec un japonais

« Je te jure, je ne sais plus quoi faire » « Mais, tu lui en a parlé au moins ? » « Ah bah non quand même pas ! »

Il vous faut être franche et exprimer ce que vous voulez, tout en apprenant petit à petit « sa façon » de communiquer. Avec la confiance que l’autre en fera de même. Communiquer passe aussi par l’écoute.

« J’aimerais bien qu’il arrête/ qu’il fasse… »

Je crois que quelle que soit la relation, projeter ses désirs sur l’autre rend malheureux les deux. Partager sa vie avec quelqu’un, c’est choisir une personne avec qui vous êtes bien. Sans lui demander de changer en retour. Sans imposer des choses que vous n’aviez pas déballées dès le départ.

Les premiers sujets que nous avions abordés, avant même d’être ensemble, furent l’éducation, la politique et notre vision de la vie. Je ne vous dis pas que l’on ne se tape pas dessus de temps à autre (vous devriez nous voir débattre sur le confllit israelo-palestinien). Mais on a déballé nos cadavres très vite. Sans doute parce que nous nous sommes connus dans un contexte de vie à l’étranger. Avec peu de temps pour tourner autour du pot.

Sortir avec un japonais

Le grand déballage est effrayant. On se rend peut être un peu vulnérable. Il peut mener à un échec de la relation ou à des sujets tabous. Mais si votre compagnon pense indispensable de vous convertir à sa religion / de vous avoir comme femme au foyer / de ne pas avoir d’enfants (ou d’en avoir 6 !), mieux vaut le savoir dès le départ.

« Il est au Japon… La longue distance… Comment tu fais ? C’est possible ? »

Bonne question. Je ne sais pas. Jeune, je pressentais que je vivrais ailleurs, un peu en nomade. J’ai grandi avec la génération Erasmus. L’auberge espagnol en est emblématique. J’ai fait le choix de partir et il me semble naturel que l’autre en ait le droit. L’amour n’est pas destiné à s’enchainer.

J’ai la sensation que la relation longue distance est acceptée et mieux vécue par les japonais que les français. Sans doute en raison d’une perception du temps, de la distance mais aussi du couple qui est différente. Au Japon, il n’est pas rare que le mari soit transféré dans une autre ville, dans un autre pays, pour un an ou deux. L’épouse, la cellule familiale doit rester derrière (école, maison achetée…). Nous grandissons avec l’idée qu’il faut être ensemble. Ils grandissent avec les absences du père. À vous de voir si vous pouvez accepter ce quotidien !

Bonus track

J’ai une confiance absolue en lui, et lui en moi. L’idée que l’autre aille voir ailleurs ne nous effleure pas du tout l’esprit. Si ce n’est pas votre cas, vivre la distance peut être très difficile. Si vous n’y pensez pas, alors vous tenez déjà le bon bout.

Au final… Sortir avec un japonais, oui, non ?

Mon mariage ne fait malheureusement pas de moi une experte (hihihi, j’aimerais bien, j’écrirai des bouquins, finirai sur le grand écran…). Je ne saurai vous dire si votre japonais va réagir de la même manière (indice: non) et je ne saurai vous aider à décrypter les signes.

Des copines mariées à des nippons, je commence à en avoir pas mal. On s’aide, on s’écoute. Mais finalement, on a toutes nos casseroles de couple et malgré quelques tendances, ça n’a pas toujours grand chose à voir avec la nationalité ! Du coup… Avant de chercher à vouloir sortir avec un japonais, cherchez à sortir avec quelqu’un que vous appréciez !

En conclusion, la vie est trop courte pour gâcher ses journées à être malheureux (en couple ou célibataire). Sérieusement. Prenez un calendrier, réfléchissez quelques minutes. Le bonheur, on le fait avec ses 10 doigts. Sortez avec la personne ou renoncez. Rompez ou restez avec. Mais ne tournez pas 3000 ans la question dans votre tête, car vous avez plein de choses à accomplir.

21 novembre 2016

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12 Comments

  1. Répondre

    Isako

    6 août 2018

    Très bel article. Que je confirme par mon expérience tout aussi similaire que différente car unique comme toute relation. Nous nous sommes rencontrés ( à Tokyo où j’étais venue seule passer 3 mois) mon mari japonais et moi il y a exactement 10 ans. Pendant 5 ans j’ai fait la navette entre Paris et Tokyo ( lui est venu une fois passer 3 mois à Paris qu’il n’a pas aimé du tout, ce qui m’a un peu déçue au début mais qui finalement m’arrangeait bien car j’ai toujours voulu vivre au Japon ( j’aime vivre à l’étranger, j’ai passé pratiquement toute ma vie d’adulte à l’étranger). Les deux premières années ont été passionnelles puis malgré mes longs séjours de 3 mois une à deux fois par an, la distance a commencé à nous peser ( surtout à moi d’ailleurs comme le dit si justement Amélie, les Japonais sont plus habitués à la distance et au fait aussi de «gaman » (我慢= prendre sur soi, patienter, endurer etc…) ce qui n’est pas notre point le plus fort en France dirons-nous. ). Et il y a 5 ans nous nous sommes mariés et je suis venue habiter ici.
    Les deux années les plus difficiles pour notre couple ont été les deux années qui ont suivi notre mariage.
    Notre couple a en plus un point sensible, nous avons 16 ans de différence ( je suis plus âgée), nous avons donc dû surmonter la crise de ne pas pouvoir avoir d’enfant ( surtout lui d’ailleurs car moi, j’avais le recul et la maturité de savoir que ce ne serait pas facile, je m’étais préparée psychologiquement si je puis dire) et lui se cherchait en plus professionnellement ( je gagne toujours mieux ma vie que lui, mais il a maintenant un bon boulot qui lui plait et avec des possibilités de promotion etc…). Bref nos problèmes étaient des problèmes qui en auraient été quelles que soient nos nationalités.
    Cependant, depuis le début nous communiquons en japonais ( au début, on baragouinait moitié japonais moitié anglais mais au fur et à mesure de mes progrès ( vu que c’est moi qui vis et travaille ( en japonais) ici , nous sommes passés au japonais à 99%), et la communication n’est pas toujours assez précise mais depuis une bonne année maintenant nous avons atteint cette zone de bonheur doux et confortable qui nous rend très heureux. Nous sommes très indépendants mais comme dans le cas d’Amélie, nous avons 100% confiance l’un dans l’autre. Comme lorsque nous étions séparés d’ailleurs. C’est primordial dans une relation longue distance. Si on laisse le poison du doute s’installer, on rentre dans un cycle infernal qui ne rendra heureux personne. Et si cette confiance n’est pas là, longue distance ou pas, ce n’est pas une base solide pour construire un couple de toutes manières.
    Oui il y a eu des ajustements à faire, des compromis, beaucoup de patience et d’amour dans les deux sens, des engueulades aussi ( en japonais, en anglais et en français ( les plus graves )), mais je ne regrette pas un seul instant mon choix de vie, mon choix de compagnon ( j’utilise ce terme volontairement car c’est peut-être le mot qui correspond le plus à une vie à deux à long terme).
    Le fait d’être de deux cultures différentes est un challenge au quotidien c’est vrai, et le Japon a une culture basée sur beaucoup de codes, de comportements sociaux à respecter, mais ces challenges font qu’on ne s’ennuie jamais, et ça c’est pour moi capital pour être heureuse.
    ( et puis mon mari a beaucoup d’humour, il me fait rire et ça, c’est très important !).
    Je finirai par dire que j’ai aussi la chance d’avoir une belle famille extraordinaire, d’une gentillesse incroyable et qui m’a acceptée dès le début les bras et le cœur ouverts. On habite toujours à 5 mn de chez ( les parents et grands-parents vivent ensemble) mais pas une fois ma belle-mère ne passera à l’improviste, nous sommes complices et tous les clichés de la belle-mère japonaise difficile sont à l’opposé de mon expérience.
    Le bonheur est fait de rencontres, et surtout il faut être bien avec soi-même, personne ne peut construire votre bonheur à votre place. On ne peut pas attendre cela de la part de qui que ce soit. Japonais ou non !
    Désolée pour ce long message mais comme le sujet était des témoignages de couples mixtes, j’ai mis mon grain de sel ( toute la salière même lol !)
    Merci Amélie pour tous les articles passionnants qui me donnent toujours envie de commenter !
    Et j’apprends toujours quelque chose.

    • ameliemarieintokyo

      7 août 2018

      Encore une fois, merci d’avoir pris le temps de commenter en profondeur le sujet. C’est toujours un plaisir de lire tes commentaires :). Et je suis tellement d’accord avec « Le bonheur est fait de rencontres, et surtout il faut être bien avec soi-même, personne ne peut construire votre bonheur à votre place. ». Je crois même que c’est souvent pour cela que « lorsqu’on ne cherche plus, c’est là que l’amour nous tombe dessus ». Lorsqu’on a pris la décision de se construire et d’avancer sans chercher absolument un compagnon, c’est que l’on est sans doute justement prêt à rencontrer quelqu’un ! 🙂

  2. Répondre

    M0shi

    6 août 2018

    Déjà, j’adore toujours ton style d’écriture… C’est si fluide, si plaisant à lire 😮

    Sinon, ça tombe un peu bien, ce week-end ça fait… 11 ans que je suis avec ma femme japonaise (quand on s’est dit ça… oua le coup de vieux/le temps ça passe vite :D) et comme tu l’écris, chaque cas est différent.

    J’ai eu la chance que sa famille soit vraiment ouverte et j’ai été très bien accueilli dès la première fois.
    Elle, elle adore noël, donc aucun pb de se côté là en France :p

    Au début, c’était des fois un peu tendu, surtout à cause de la langue, car comme tu l’as dit, il y a déjà la culture et ensuite les problèmes de compréhension. Et le français, c’est pleins d’expressions / de manières de parler qui peuvent déboussoler quand on commence à apprendre la langue.
    Du coup, des fois à la maison, ou à la fin de repas avec mes parents, j’avais le droit à du cassage de gueule pour pas grand chose en fait 😀

    Le coup de partager le lit avec les enfants, j’étais pas super chaud aussi, mais avec le premier, ça s’est fait naturellement, non pas culturellement, mais surtout car il ne dormait pas sans contact avec sa mère et ce, depuis la maternité.
    Donc, pour éviter la fatigue à tous le monde, ça s’est fait plutôt naturellement et finalement, ça n’éloigne pas le couple et c’est aussi agréable de faire des grasse mat/câlin avec son enfant 🙂 (le deuxième, très indépendant à dormi seul dès le début sans soucis, comme quoi).

    Bref, je vais pas résumer 11 ans de vie commune, mais en conclusion, japonais ou non c’est la personne qui compte, moi j’ai la chance que tout se soit bien passé (avec une autre japonaise, pas sûr que tout aurait été pareil) mais quand on voit les « stats » des couples franco-japonais, je me dis que la plupart ne sont pas encore prêt à faire suffisamment de concession de chaque côté pour que ça se passe mieux 😮

    • ameliemarieintokyo

      7 août 2018

      Merci beaucoup du partage de ton expérience ! Et félicitations pour ces 11 années de bonheur et ces deux petits bouts :). Je crois que l’accueil par la famille est un facteur super important à prendre en compte pour le devenir de la relation mixte (bon on ne vit pas non plus avec les beaux-parents, mais la flexibilité et l’ouverture d’esprit sont de bons signes).

      Merci aussi de ce retour très positif sur le partage du lit avec les enfants. Ce sujet m’intéresse beaucoup et c’est fou ce que ça semble « diviser ». En tout cas, c’est rassurant de voir que cela se fait / se décide finalement assez naturellement :).

  3. Répondre

    emilie

    11 février 2017

    Bonsoir, je découvre ce blog par enchainement de hasards (je cherchais des images de rangement minimaliste à la Japonaise). Puis ma curiosité me pousse à lire cet article après quelques autres (très intéressants, merci) et là: je suis absolument morte de rire car je découvre que je vis avec un « Japonais » blond aux yeux bleus depuis environs 7 ans!!! Coutume de l’enfant dormant avec ses parents mise à part, pour tous les autres sujets on pourrais remplacer le mot « japonais » par le prénom (bien français) de mon amoureux ;))
    Tout s’explique donc! Merci!! ;))))
    Ps:j’ai appris récemment que le plupart des problèmes et désaccord de couples sont insolubles, le secret serait, non pas de faire des compromis mais d’accepter d’aimer une personne avec qui l’on est pas d’accord sur tout (ou inversement, accepter de ne pas être d’accord avec la personne que l’on aime!) (pour en savoir plus chercher les vidéo ou livres du psychiatre Yvon Dallaire)

  4. Répondre

    Véronique

    26 octobre 2016

    Merci pour ce post que j’ai trouvé vraiment très intéressant.
    Je suis mariée avec un japonais que j’ai connu lors d’un de mes voyages au Japon. Je crois que j’ai eu pas mal de chance dans le sens où il avait cessé de travailler et du coup il était disposé à venir vivre en Italie avec moi et mes enfants. Je n’ai donc pas eu de problème de « mari qui travaille trop » comme cela arrive très souvent avec un japonais.
    Il y a eu, certes, pas mal de discussions (et de pleurs) au départ car il trouvait mes amis italiens trop chaleureux avec moi. A l’époque, je faisait du kung fu et c’était essentiellement avec des hommes. Pour lui, c’était difficilement acceptable.
    Nous nous sommes aussi beaucoup disputés à cause du fait que je sois en de très bon termes avec le père de mes enfants, alors que lui n’adresse plus la parole à son ex femme.
    Il a été aussi très jaloux de mon fils qui est très lié à moi. Il ne comprenait pas qu’un garçon puisse faire des calins à sa maman.

    En plus d’un an, les choses ont beaucoup évoluées car nous avons beaucoup parlé et chacun de nous a fait un grand pas vers l’autre. Il est sans doute devenu un peu européen et moi un peu plus japonaise :-). Ca n’a pas été toujours très simple mais avec beaucoup d’amour et de patience, nous sommes sortis du tunnel.

    Ce qui nous a aidé aussi, je crois, est que nous n’avons ni enfants, ni biens communs. Nous avons donc évité pas mal de discussions épineuses.

    Et comme on dit, pourvu que ça dure !

  5. Répondre

    Bérénice

    11 octobre 2016

    Même si pas concernée, j’ai beaucoup aimé lire ton article. En fait il peut s’appliquer à tous les couples issus de cultures différentes.
    Pour le bébé qui dort avec les parents je pense que c’est ce qui m’a le plus choquée au Japon. Je pense qu’en France nous valorisons beaucoup la vie de couple et qu’au Japon c’est la famille qui prend le dessus une fois les enfants au monde. Je serais curieuse de connaitre les arguments de ton mari sur le sujet 🙂

    • ameliemarieintokyo

      11 octobre 2016

      Merci de ton commentaire! Je pensais comme toi au tout début, et puis j’ai appris que la vie de couple n’est pas forcément envahie par l’enfant (qu’on peut s’accommoder autrement!). Et parmi les principaux arguments, des enfants beaucoup moins stressés et plus résistants psychologiquement. Il m’a notamment cité une étude américaine menée sur les enfants d’Okinawa et du sud du Japon. Celle ci a démontré que les enfants ayant dormi avec leurs parents souffraient beaucoup moins de stress post-traumatique. Depuis j’ai pas mal lu sur le sujet, et je suis encline à penser plus « naturel » d’avoir l’enfant auprès de moi. Après nous sommes encore loin (loin! ;-)) d’une mise en pratique.

  6. Répondre

    mariedhauthuille

    10 octobre 2016

    Super article Amélie, merci, c’est valable pour toutes les relations inter culturelles!

  7. Répondre

    Mathieu le Gaulois (ou pas...)

    9 octobre 2016

    À part les Gauloises et les Gitanes, je vois pas trop ce que pourraient être ces gaulois aujourd’hui…
    https://storify.com/debatdecole/il-y-a-2000-ans-ton-pays-s-appelait-la-gaule-et-te
    😉

  8. Répondre

    Mae

    9 octobre 2016

    J’me suis fait chier a écrire un gros com sur Facebook alors je le reposte ici! ;p

    Très bon post!
    Moi qui suis avec un japonais depuis plus de 5 ans (marié et maman cette année) il y a pas de recette!! ^^ tous les humains sont different! Ce serait ridicule de faire une recette du couple qui marche entre 2 Francais, alors entre un français(e) et un(e) japonais(e)…
    Of course il y a des trucs à savoir et a comprendre: il y a des choses qui sont vu plus embarrassante au Japon: les bisous et autres marques d’affection par exemple… Et d’autres plus dur à comprendre: la relation au travail (ordre de priorité). En gros les facteurs culturel.
    Mais un couple reste l’union de 2 êtres totallement unique et le fait qu’il marche ou pas est uniquement dépendant de ces 2 personnes!
    Un couple qui marche c’est en soit un petit miracle, multi culturel ou pas! Le fait d’être d’un pays different peut être au contraire une chance de faire plus d’efforts pour se comprendre et consolider son couple, tout depends des protagonistes…

  9. Répondre

    Keb

    9 octobre 2016

    Super post!

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