Demander son extension de séjour au Japon

extension de séjour Japon

Tic. Tac. Tic. Tac. Ma période de séjour au Japon arrivait une nouvelle fois à sa limite. Il était donc temps de demander mon extension de séjour au Japon. Depuis le mois de juillet, l’idée de remplir de nouveau les papiers de l’immigration me collait des sueurs froides. En vérité, ce n’est pas si sorcier. En pratique, on reste un peu dépassé par la paperasserie et les cases à cocher. Remplir des dossiers administratifs ne fait pas partie des activités taguées « détente ». En général.

(Si tel était votre cas, je pense qu’il vous faut d’urgence une thérapie.)

Extension de séjour au Japon

Et une p’tite case, et deux p’tites cases et…

Pour ceux et celles qui seraient concernés par l’extension de séjour, voilà le lien anglophone. En effet, il ne s’agit pas d’un renouvellement de visa, mais bien d’une extension. Si vous avez le niveau ou un compagnon japonais, faites un tour du côté du site en japonais, histoire de vérifier la liste des documents demandés dans votre cas.

Vous trouverez différents formulaires d’application selon votre statut au Japon. N’essayez pas leur version excel. Je ne sais vraiment pas ce qu’ils ont branlé avec (pardonnez-moi l’expression), mais elle est inutilisable. Je rentre dans la case N°13, épouse d’un citoyen japonais.

L’application n’est pas très évidente à comprendre. Dans le cas du visa d’époux, si vous travaillez, vous n’avez pas à remplir la partie « supporter« . En revanche, vous devez nécessairement fournir les informations d’un garant.

La liste des documents à fournir se trouve ici en anglais et en japonais. La version anglaise est assez courte et très peu explicite dans le cas du visa d’époux. Il faut principalement:

  • Prouver le mariage avec le registre japonais (戸籍謄本こせきとうほん). On a beaucoup discuté avec les amis dans ce même cas, certains m’ont dit que ce registre devait dater de moins de 3 mois. J’ai déposé ma demande avec un koseki datant de plus d’un an (on ne change jamais une équipe qui gagne) et ils n’ont fait aucune remarque.
  • Prouver son adresse postale avec le certificat de résidence (住民票じゅうみんひょう). Là encore, aucune indication sur le site, mais il semble que le certificat doive dater de moins de 3 mois. Comme on peut facilement se le procurer en mairie pour 200 yens, j’ai fourni un certificat récent.
  • Prouver ses revenus. Ils demandent à voir une copie de votre imposition. Cette année (gloire) j’étais en mesure de fournir ma feuille d’impôt de l’année dernière. Ils ont ralé parce que je n’ai pas donné celle de mon mari. Afin de justifier mon revenu mensuel, j’ai aussi fourni une copie de mon contrat de travail. J’ai bien fait, car l’officier a demandé à voir une preuve de mon salaire. Le salaire mensuel ou les revenus mensuels à disposition, doivent être indiqués sur le formulaire de demande.
  • Une photo d’identité datant de moins de 3 mois. Pour le coup la règle est clairement écrite sur le site (côté anglais et japonais).
  • Dans le cas du visa d’époux apporter une lettre de garant.
  • Apporter votre passeport et votre carte de résident actuelle.

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Le formulaire est écrit en japonais et anglais. J’ai fait le choix de tout rédiger en japonais. Ce qui n’est pas évident quand votre lieu de naissance est Saint-Sébastien Sur Loire et que vous devez l’écrire en katakana. Je me suis appliquée afin de rendre un formulaire propre et lisible. Il faut savoir que les officiers sont débordés et apprécieront de ne pas avoir à trop souffrir à la lecture de votre dossier. Ils m’ont tout de même demander d’écrire mon nom en alphabet, au-dessus des katakana.

J’ai déposé mon dossier aux bureaux de Tachikawa  un mercredi matin. J’étais la seule et je suis passée tout de suite. En revanche, c’était la première fois que l’officier me pose autant de questions: depuis combien de temps je suis au Japon, mes impôts correspondent à quoi exactement, quel est mon statut dans mon entreprise, où est mon mari… . Il est vrai que mon cas est atypique, mon époux japonais ayant décidé de prendre un CDD à l’ambassade du Japon de Tachkent. Si ça peut en intéresser certains, ils ne m’ont pas fait de difficulté sur ce sujet. Il a pu être mon garant malgré son séjour à l’étranger. En revanche, mon mari est toujours sur mon certificat de résidence et il a fourni un lettre explicative sur son CDD.

Je suppose que ce mini entretien n’est pas sans lien avec ma demande d’une extension de 5 ans. Passer de 1 an de séjour à 5 est probablement impossible, mais je me suis dit qu’ils couperaient peut être la poire en deux, pour m’accorder 3 ans. Dans le pire des cas? Je recommence l’année prochaine.

Je serai vraiment curieuse de savoir comment se déroule une extension de séjour au Japon sous un autre statut, notamment le visa de travail. Aussi n’hésitez pas à me laisser un commentaire ou à ajouter votre expérience.

ameliemarieintokyo

Née en 1988, dans la région nantaise, baccalauréat littéraire. Études juridiques: M1 droit économique communautaire et international, M2 Droit Maritime. DUT de Français langue étrangère. Addiction: littérature, journaux, cinéma (Ozu, Kurosawa), voyager.

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3 Comments

  1. Répondre

    Lydia

    12 septembre 2016

    super article, merci pour les infos

    • ameliemarieintokyo

      12 septembre 2016

      Bonjour Lydia,

      merci beaucoup! C’est très gentil :).

  2. Répondre

    Vincent

    27 septembre 2016

    Bonjour,

    Je suis actuellement chercheur à Okinawa et j’ai effectué ma demande de renouvellement de visa (de travail) il y a un mois donc je connais la procédure. Je précise que je suis au Japon sous le statut de « Professor ».

    Voici la liste des éléments à fournir :

    1. Application form with ID photo
    2. Certificate of Employment (Obtain from HR office)
    3. Tax and wages statement (Obtain from HR office)
    4. Passport
    5. Residence card
    6. Fiscal stamp of 4000 yens.

    Bref, c’est vraiment très simple de réunir les documents car c’est l’employeur qui s’occupe de fournir les documents relatifs aux taxes et à l’emploi.
    Au niveau du délai, j’ai déposé la demande au bureau de l’immigration d’Okinawa (à Kadena) le vendredi matin et on m’a dit que cela devrait prendre environ une semaine. Le mardi, deux jours ouvrés plus tard, j’ai reçu un appel me disant que ma nouvelle carte de résident était prête.

    Au niveau de la durée de la carte de résident, c’est 1 an, 3 ans ou 5 ans en fonction de la durée du contrat de travail. Je suis arrivé il y a un an avec un CDD de 1 an donc j’ai obtenu une carte de résident valide 1 an. Mon contrat de travail a été renouvelé pour environ un an et demi, donc j’ai obtenu une carte de résident valide 3 ans. Cependant, ne croyez pas que cela signifie que j’ai le droit de rester 3 ans au Japon. Cela signifie juste que je n’ai pas besoin de faire une nouvelle demande de carte de résident dans les 3 ans à la condition stricte que je sois bien employé au Japon. En cas de fin de contrat de travail, il faut avertir le bureau de l’immigration pour faire changer la nature du séjour. Ainsi, on passe du statut de visa de travail à celui de visa touristique et il faut avoir quitté le territoire japonais dans les 3 mois (sauf si on retrouve un travail je suppose). Il est assez peu recommandé de jouer à rester plus longtemps que 3 mois ou « d’oublier » de signaler son changement de statut au risque de se voir infliger une interdiction de territoire pour une durée de X années.

    Si vous avez des questions relatives au visa de travail au Japon, je suis à votre disposition !

    Bonne journée,

    Vincent

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